Essai auto de la semaine. Volvo C40 “Recharge” : attention, y’a du jus !

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Vous avouerez que c’est quand même dommage, quand les nouvelles se heurtent, pas toujours dans le sens qu’on voudrait. Regardez notre bon président, qui annonce durant sa campagne qu’il veut démocratiser la voiture électrique, sous forme de leasing à 100 €/mois. Mais quelques jours plus tard, deux bus électriques prennent violemment feu à Paris. C’est ringard, non ? Mais je reviens vers vous sur cette proposition présidentielle censée permettre aux moins fortunés d’accéder à la mobilité électrique. Bonne idée, mais les moins fortunés d’entre nous ont-ils une maison privée où ils peuvent recharger leur voiture sans passer par les bornes de recharge chères (et encore rares) ? A moins d’avoir de longues rallonges et de les brancher toute la nuit depuis le 12ème étage du bar HLM ? Bon, j’ai fini, je ne veux pas d’ennuis, l’électrique c’est bon pour la planète, dit-on…

D’ailleurs, je montre ma bonne volonté, puisque nous allons essayer une voiture électrique, la Volvo C40 “Recharge”. Le premier de cette nouvelle gamme “Recharge”, qui fonctionne exclusivement sur batterie, à terme fini les moteurs thermiques, Volvo le jure. ça te fait sourire ? Il ne faut pas, je vous rappelle que Volvo a toujours été un visionnaire.

Dans les années 1970 et 1980, Volvo était le champion de la sécurité, en imposant les premiers appuie-tête, ceintures de sécurité, structures déformables… A l’époque, tout le monde se cassait le ventre, qualifiant les Suédois de voitures de père, voire de « mesquines ». . Avez-vous vu comment tout le monde s’y est mis ? En bons termes…

Mais avec sa C40, Volvo ne propose pas une voiture de badass, justement : deux moteurs électriques (un par essieu), une batterie de 78 kW, pour une puissance totale de, tenez bon, 408 CV, et 660 Nm, super sportive Les figures! Sans rejeter un gramme de CO2, du moins en roulant, pour le construire et produire l’énergie pour le déplacer, c’est une autre histoire.

Mais Volvo va encore plus loin dans le “vert”, puisque les trois quarts des matériaux qui composent l’habitacle seraient recyclés. Et pour les sièges, si vous voulez du cuir, allez voir ailleurs, Volvo a décidé de ne plus tuer de vaches pour accueillir votre postérieur comme il se doit, il faudra se contenter de tissu microfibre. Aussi recyclé.

Mais ça, tu t’en fous un peu, j’imagine, tu veux savoir si ce 400 ch électrique, ça chouchoute un peu… Euh, beaucoup, même, la C40 explose de 0 à 100 km/h en 4,7 secondes. A chaque départ appuyé par un feu rouge, c’est le décollage façon Cap Canaveral !

Amusant, mais forcément, ça fatigue la batterie… Ainsi, l’autonomie promise de 441 km est irréaliste à moins de rouler avec un œuf sous le pied droit, ou en activant le mode e-pédale, qui permet de (presque) pas plus toucher les freins et recharger la batterie à chaque décélération. Mais avec une consommation moyenne de 25 kWh en usage normal dans la vraie vie, la batterie ne peut vous emmener qu’un peu plus de 300 km, et encore, si vous ne faites pas trop de kéké au feu rouge… Et puis, c’est que l’engin est lourd, 2,2 tonnes, donc à part les accélérations de dragster, l’outil doit être manipulé avec précaution dès qu’il tourne, même si la magie de l’électricité permet de piloter chaque essieu indépendamment, et de gommer ce surpoids. Qui reste encore sensible au freinage, surtout avec les capacités d’accélération bestiales du bazar !

Mais, franchement, ça le fait, et si notre bon président m’en trouve un à 100 dollars par mois, je serais probablement preneur !

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