Renault envisage de créer une division électrique de 10 000 salariés en France

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La division électrique de Renault en France et sa division thermique à l’étranger devraient compter chacune 10 000 salariés d’ici 2023, soit environ un cinquième de ses effectifs dans le monde, a annoncé jeudi 12 mai le groupe. A l’instar de Ford, qui regroupera ses activités électriques sous l’appellation “Model e”, Renault a annoncé en février qu’il envisageait de séparer ses activités électriques et thermiques “afin de renforcer leur efficacité et leur performance opérationnelle”.

La marque au losange devrait présenter les conclusions de ces réflexions aux investisseurs à l’automne 2022, mais Renault a donné quelques précisions jeudi dans un communiqué sur le périmètre de chacun de ces pôles. En 2021, le groupe comptait 157 000 salariés dans le monde, dont 45 000 en Russie, que le groupe tente de quitter depuis le début de la guerre en Ukraine.

L’entité autonome “Véhicules Electriques et Logiciels” regrouperait les activités françaises d’ingénierie – une partie du Technocentre de Guyancourt, le Renault Software Lab, le site de Lardy (Essonne) et d’autres sites à l’étude en Île-de-France -, l’industrie (le trois usines de son ElectriCity ainsi que celle de Cléon, dans le nord), ainsi que les fonctions supports liées à ces activités.

Une entité hors de France pour les moteurs thermiques et hybrides

Une autre entité regrouperait ses activités et technologies de moteurs et transmissions thermiques et hybrides basées hors de France, avec ses usines de moteurs espagnoles, portugaises, turques, roumaines, brésiliennes, chiliennes, ainsi que des centres de recherche en Espagne, en Roumanie, en Turquie et au Brésil.

« Le groupe Renault est convaincu que les véhicules thermiques, hybrides et hybrides rechargeables bénéficient d’importantes perspectives et débouchés à long terme en Europe mais aussi sur les marchés internationaux », a souligné le groupe français. Son “objectif est de renforcer le potentiel de ses technologies mais aussi de contribuer au développement des carburants à faibles émissions, le GPL… et ainsi créer un leader mondial du Powertrain (moteurs) au service de l’industrie automobile”.

Des concertations sur ces études “sont menées auprès de toutes les fonctions concernées au niveau du groupe et dans les pays concernés” et “le développement de ces réflexions stratégiques se poursuivra dans le dialogue social”, a souligné le groupe, alors qu’un premier débrayage avait touché le Lardy centre technique en février, le syndicat CGT dénonçant de futures délocalisations.

Nissan pas prêt à adopter la même organisation

Mardi prochain, les dirigeants de Renault présenteront également leur projet à leurs partenaires japonais Nissan et Mitsubishi Motors lors d’un conseil d’administration de leur alliance au Japon. Nissan dit “soutenir” l’initiative de Renault mais n’est pas prêt pour l’instant à adopter une organisation similaire. “C’est trop tôt”, a déclaré le chef de l’exploitation Ashwani Gupta lors d’un point de presse à Yokohama vendredi.

Car si l’Europe, principal marché de Renault, s’oriente clairement vers le tout électrique, Nissan est également très présent en Amérique du Nord, en Chine et au Japon, des marchés évoluant à des rythmes différents en matière d’électrification, a-t-il justifié.

“Nous misons sur l’électrique (…) mais il faut aussi rester concentré sur le thermique, car aujourd’hui cela représente 92% de nos clients”, a insisté Ashwani Gupta.

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