Moto. Johann Zarco, une personnalité à part dans le monde du MotoGP – Moto

Posted on



Grand Prix du Mans, du vendredi au dimanche

Quand on pose la question à ceux qui le connaissent ou l’ont bien connu sur les paddocks, la réponse est toujours la même. Au mot. “Johann Zarco a-t-il une personnalité particulière dans le monde du MotoGP ? Je vous le confirme”. “Il a une personnalité différente des autres pilotes, mais cela le rend attachant”, observe Romain Guillot, son préparateur physique depuis 2014 et personnel assistante depuis 2019.

“Il a un train de vie qui n’est pas tout à fait le même que celui des jeunes de 20-25 ans qui, pour beaucoup, sont faits dans le même moule, confirme Hervé Poncharal, qui l’a lancé en MotoGP en 2017 avec l’équipe Tech3”. Paolo Ciabatti, directeur sportif chez Ducati, l’équipe de Johann Zarco depuis 2021 (chez Pramac), s’était déclaré sur le programme italien Griglia di Partenzaque le Français “a un caractère un peu atypique pour un pilote, il a l’habitude de dire ce qu’il pense”.

“Une grande sensibilité”

Une franchise qui le pousse, en 2019, alors qu’il est embauché quelques mois plus tôt comme pilote officiel KTM, à aller voir le grand patron de la marque pour lui. demander d’arrêter leur collaboration. “Il a dit quelque chose tout seul qu’on ne dit jamais parce qu’il avait un bon contrat et qu’il gagnait beaucoup d’argent. Mais il ne se sentait pas bien sur la moto », analyse Poncharal.

Une franchise qui, surtout, cache, selon lui, une « grande sensibilité. Il a besoin d’avoir autour de lui des personnes qu’il considère comme ses amis, à qui il peut se confier. Et on voit que ça marche beaucoup mieux depuis qu’il est chez Ducati, avec la mentalité italienne ».

Cabrel à la guitare après les séances

Un “besoin de camaraderie”, mais aussi “un côté poète” selon le patron de Tech3. Johann Zarco a appris le piano, seul, et s’est mis à la guitare lors du premier confinement. “Il joue régulièrement de la guitare lors des week-ends de course, en soirée”, précise Romain Guillot. Cela lui permet de s’évader. Il joue de tout, de Cabrel à des morceaux plus actuels ».

Il a même fredonné en conférence de presse, et en anglais s’il vous plaît, en 2020, et chanté « La groupie du pianiste » de Michel Berger lors d’un événement organisé par Michelin en 2018.

Un côté artistique qui cache aussi une vraie simplicité. « Il n’est pas bling-bling, ne prend pas de plaisir à étaler sa réussite, il ne se nourrit pas du star-system, mais être ambassadeur de la moto en France, oui, il aime ça, ajoute Romain Guillot.

« Johann est avant tout un vrai passionné de moto, plante Hervé Poncharal. Il possède un permis moto, ce qui est rare chez les pilotes qui ne roulent que sur circuits. Il aime essayer les motos dans les magazines. Chez lui à Avignon, il roule en deux-roues, c’est un vrai motard ».

L’an dernier, le Français de 31 ans avait fait une entrée remarquée au Grand Prix d’Aragon, non loin de Barcelone. Contrairement à ses collègues pilotes qui préfèrent l’avion ou la voiture, il atterrit au guidon d’une Ducati 900 SS Darmah de 1981, avec quelques membres de son équipe. Sans emprunter l’autoroute, un trajet de quelque 1 000 km !

Toute l’actualité moto

Leave a Reply

Your email address will not be published.